Profession de foi de la liste UNEF et associations étudiantes

Le service public d’enseignement supérieur a subi de lourdes modifications et ressort affaibli par les orientations politiques données durant le mandat de Nicolas Sarkozy : mise en concurrence des établissements, pénurie budgétaire, reculs démocratiques…. En concentrant la majeure partie des moyens sur un petit nombre d’étudiants, le gouvernement sortant a préféré l’élitisme universitaire à la réussite de chacun. Pour la première fois depuis 40 ans, la part des enfants issus des milieux populaires dans l’enseignement supérieur est en baisse.

Dans un contexte d’augmentation du chômage en particulier chez les jeunes, le diplôme est pourtant devenu une arme indispensable dont personne ne doit être privé. Notre insertion professionnelle, notre vie future mais aussi celle de l’ensemble de notre pays en dépend. Les candidats « UNEF et associations étudiantes » se battront donc sans relâche pour que le nouveau gouvernement prenne des mesures pour relancer la démocratisation de l’enseignement supérieur pour former mieux les étudiants et en former plus.

Du 20 au 29 juin prochain, l’ensemble des élus étudiants sont appelés à élire leurs représentants au sein du CNESER. Les candidats « UNEF et associations étudiantes » portent le projet de remettre la démocratisation au cœur des missions du service public d’enseignement supérieur. 

Issus du monde syndical ou associatif, étudiants étrangers ou français, élus en universités ou en écoles : les candidats « UNEF et associations étudiantes » sont porteurs d’une démarche de rassemblement pour porter ce projet ambitieux. Convaincus que seule une démarche syndicale peut faire avancer les droits étudiants, les candidats « UNEF et associations étudiantes »
combineront la création du rapport de force et les discussions avec les pouvoirs publics pour défendre au mieux les intérêts matériels et moraux des étudiants. 

L’action collective peut changer réellement les choses. Donnez-nous les moyens d’agir et votez pour des candidats sérieux, ambitieux et combatifs au CNESER !

Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF

 
Retrouvez toutes les informations sur l’élection des représentants étudiants au CNESER sur www.unef.fr/cneser

Une taxe sur notre santé PAS QUESTION !

Cliquez ici pour signer la pétition (unef.fr/sante)

Taxes, franchises médicales, déremboursements, augmentation du prix de l’affiliation à la sécu… depuis 2007, le gouvernement a décidé de financer ses économies en faisant payer plus cher les étudiants qui veulent se soigner. A l’heure actuelle, lorsqu’un étudiant dépense 2€ en soins, la sécurité sociale ne lui en rembourse que 1€. Insuffisamment remboursés, les étudiants doivent en plus subir une double peine en supportant de nouvelles taxes sur leur santé. Ainsi, pour 100€ dépensés en soins, ce sont 13€ qui vont directement dans les poches de l’Etat. La nouvelle taxe décidée dans le cadre du plan de rigueur va encore aggraver cette situation. Injuste, inefficace et dangereuse, cette taxe risque de faire de l’accès à la santé un privilège que la majorité des étudiants ne pourront plus se payer. Pourtant, tout le monde ne subit pas la rigueur de la même façon. L’industrie pharmaceutique par exemple affiche des bénéfices records cette année (plusieurs milliards d’euros) sans que le gouvernement ne la mette à contribution. Faire payer plus les étudiants au risque de voir leur santé se dégrader et préserver les plus riches, c’est le choix que le gouvernement a fait avec sa nouvelle taxe.

Depuis 3 ans, le gouvernement a pris plus de 40 millions d’euros aux étudiants

Alors qu’en 2004 lors d’une consultation de médecin généraliste, un étudiant devait débourser 6 € de sa poche, aujourd’hui il doit payer en moyenne 17 €. Cette augmentation est due aux taxes instaurées et aux nombreux déremboursements dont sont victimes les étudiants. En prélevant plus de 40 millions d’euros du portefeuille déjà vide des étudiants pour les donner à l’Etat, le gouvernement réduit notre capacité à nous soigner lorsque l’on est malade. Pourtant d’autres solutions existent. Par exemple, il suffirait de taxer une entreprise de médicaments comme Sanofi Aventis à hauteur de seulement 0,001% de ses bénéfices pour récolter la même somme.

Depuis 3 ans, notre santé s’est dégradée

L’augmentation du coût de la santé a de réelles conséquences sur l’état sanitaire des étudiants. Ainsi, de plus en plus d’étudiants renoncent à se soigner pour des raisons financières. L’enquête nationale de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants) sur la santé des étudiants révèle que chaque année :
• 1 étudiant sur 3 n’a pas les moyens de se soigner lorsqu’il est malade
• 1 étudiant sur 5 ne peut se payer une complémentaire santé
• 92% des étudiants ont recours à l’automédication pour ne pas avoir à payer une consultation

L’argent est devenu la principale barrière d’accès à la santé. Précaires, obligés d’arbitrer au quotidien dans leurs dépenses, les étudiants sont les premiers à devoir revoir leurs exigences à la baisse concernant leur état de santé. Pourtant, la santé n’est pas une marchandise de luxe. C’est un droit fondamental dont nous nous voyons privés aujourd’hui.

Le gouvernement, responsable d’une crise sanitaire

Être étudiant aujourd’hui, c’est être obligé d’arbitrer entre les dépenses d’alimentation, les dépenses scolaires, les sorties culturelles, les loisirs ou les dépenses de santé. Avec un prix de la santé qui augmente de plus en plus, la majeure partie d’entre nous est obligée de faire de sa santé une variable d’ajustement, quitte à utiliser le système D. Repousser un traitement à plus tard, utiliser une vieille ordonnance pour acheter directement ses médicaments et ne pas avoir à payer de consultation, attendre que les symptômes s’aggravent pour se soigner… sont autant d’habitudes auxquelles nous sommes aujourd’hui contraints. Dans la majeure partie des cas, les étudiants renoncent  et reportent des soins qui s’avèrent parfois urgents. En effet, plus de 9 étudiants sur 10 se soignent eux-mêmes faute de pouvoir payer une consultation, 34% des étudiants renoncent à des soins. Alors que l’UNEF revendique depuis plusieurs années la mise en place de mesures en faveur de l’amélioration des conditions sanitaires des étudiants, le gouvernement vient de décider de rajouter une taxe supplémentaire sur notre santé. Pour les étudiants c’est la taxe de trop !

La taxe sur les mutuelles : la taxe de trop !

Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement  vient de décider de doubler la taxe sur les complémentaires santé. 

Cette taxe est injuste socialement car elle touchera d’abord les plus fragiles. Elle est inefficace car en empêchant les étudiants de se soigner, on les expose à des problèmes de santé plus lourds et qui coûteront plus chers à l’assurance maladie. Enfin du point de vue de la santé publique, cette taxe est dangereuse car elle va inciter les étudiants à prendre une protection complémentaire d’un niveau insuffisant ou tout simplement à renoncer à se couvrir. 

Alors que la santé des étudiants est aujourd’hui taxée à plus de 13%, l’industrie pharmaceutique et ses 25 milliards d’euros de bénéfices annuels est épargnée par le gouvernement avec une taxe de seulement 1,5%. La taxation de la santé est une aberration : alors qu’elle est un bien public qui doit profiter à tous, la santé est désormais taxée deux fois plus qu’un hamburger. 

Une attaque direct contre l’accès à la santé 

En faisant le choix de surtaxer notre santé, le gouvernement se rend coupable de plonger les étudiants dans une crise sanitaire. En considérant que les étudiants peuvent « attendre » pour se soigner, le gouvernement crée une situation explosive. A force de reporter des soins, de plus en plus d’étudiants laissent des pathologies légères dégénérer en maladies plus lourdes médicalement et plus coûteuses financièrement. 

La taxe décidée par le gouvernement est un véritable impôt sur la santé qui conduit les mutuelles à ponctionner plusieurs millions d’euros sur les cotisations étudiantes pour les verser à l’Etat au détriment de la santé des étudiants. Non seulement cette mesure augmente une nouvelle fois le coût de la santé pour les étudiants, mais elle fragilise aussi directement les mutuelles étudiantes. Ces dernières sont des acteurs quotidiens du service public de la santé étudiante en permettant à tous les étudiants de gérer eux même leur santé et de bénéficier de mesures de prévention adaptées. 

En attaquant la santé des étudiants et leurs mutuelles d’un côté pour sauver les banques de l’autre, le gouvernement fait le choix d’une politique qui va à l’encontre des droits étudiants. Nous refusons que la rigueur soit un prétexte pour dégrader nos conditions de vie présentes et futures.

Face à la crise, priorité à l’éducation !

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut. 

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année

Face à la crise, priorité à l’éducation !

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut. 

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année